Pourquoi choisir de suivre un stage à la MAC ?

La machine à coude conçoit et organise des formations autour du spectacle vivant depuis sa création en 2011. Pour cultiver un art en profondeur croyons-nous, il faut un bon terreau. Avec de la biodiversité et un environnement porteur. Notre mission est de penser cet environnement, cette immersion, ce terreau afin qu'il soit propice à la croissance de chacun. Ou à sa décroissance, tout dépend d'où il vient... Et puis il faut un intervenant qui ai la main verte - filons la métaphore. Pour nous ça signifie qu'il doit faire preuve de bienveillance, compétence et écoute. C'est comme cela que nous choisissons nos jardiniers à la campagne...

Florilège...
 

"Ce que propose la machine à coude, c'est un lieu. Non pas un endroit, une salle, une structure, encore moins une entreprise ou une institution. Non, c'est un lieu. Comme lien... Un espace que le corps occupe dit Littré. Et des corps, il y en a qui l'occupe toute l'année. Pour le chauffer le lieu. Et en échange, il accueille, il partage ces murs. Et ça vie. Et ça vibre. Entremble."
Joël Roth, 2017

"Ce que j'aime bien ici, c'est qu'on fait des stages à la maison."
Parole retranscrite d'Eric Blouet 2014

"Un lieu, que dis-je ?
Un refuge, un asile, une île au milieu du presque rien
Mais avec tout un tas de bruits, d’odeurs, de chaleurs
De rires, de sourires, de pleurs parfois
Mais un TOUT, un tout où les frontières se dissolvent dans la rencontre avec l’autre
Un tout où les gênes sont broyées par l’échange
Un tout où l’on pourrait croire que la révolution couve
Où l’on perçoit les bruits sourds de la création
Qui, comme un volcan, parfois érupte, éructe, gerbe, éclate et se répand dans nos veines assoiffées de ce bouillon de culture, de cet élixir de partance
Cette machine n’est pas infernale, elle est internale, elle est en nous, elle entre par les coudes et se distille merveilleusement de la tête aux pieds.
Joël, Claire, Antonin et Margot : l’équipage au complet graisse les rouages de cette magnifique mécanique.
Merci à vous, merci à tous pour cette injection licite, lisible, riante, géante, géniale…"
Charles Casanova, 2016 


"Connaissez-vous mesdames et messieurs un théâtre en plein vent ?
Théâtre comme hélas on en voit pas souvent .
Cet endroit miraculeux existe,
il est comme un bateau échoué par magie,
en pleine campagne.
Un grand vent lui a fait gonfler ses voiles
au point de voler ,voler
puis devenu brise
l'a déposé là près d'un bois.

Ne voyant plus la mer,
le bateau se retourne pour voir le ciel
et devient un havre à trouvailles.
Des navigateurs y font des escales
avant de s'envoler le cœur léger, la musette pleine,
des étoiles plein les mirettes

Mesdames et messieurs, vous qui passez, arrêtez-vous.
Vous qui pleurez, séchez vos larmes,
Car la Machine à Coude est l'accordeuse de joie

Ce n'est ni une usine à canons, à pâtés,
à cotons ou à carrés de poissons,
Ici mesdames et messieurs
on coud délicat, aimant ,
densément
des tissus de rêves,
des étoffes d'idées,
des pièces de frissons
des boutons de sensations
des ourlets de rire
et les tristesses eh bien,
on les rapièce.
Bien cousus, sans faux col et mauvais plis,
des saynètes, des entrées naissent
sur le pont de ce bateau à l'envers

Mais ce n'est pas tout, ce n'est pas tout
Mesdames et messieurs ne partez pas
Car la Machine à Coude
à la fin de l'envoi
aiguille, pique et retouche
fausses notes, mouches dans le lait,
dragées hautes et jets de dé
pour en faire un bouquet garni.

La Machine à Coude, c'est le bonheur de tous !
Des flâneurs,
Des sages,
Des papas,
Des mamans,
Des vieux et des moutards ! 

Aussi devant son banc, on accourt, on s'empresse
pour entendre ses mots, admirer ses adresses,
ses jolis tours pleins de poésie et d'allégresse
Elle déroule des fils invisibles
mais pas de grosses ficelles


Approchez mesdames et messieurs, approchez !
La Machine à Coude donne à qui veut
La chance de voler,
un tant soit peu
de temps sur la réalité

Entrez, entrez,
dans ce navire à fière allure
Entrez pour voir le monde allant vers,
Mesdames et messieurs,
ne craignez rien, avancez-vous,
il n'y a pas d'imposture,

La Machine à Coude entend au loin ,
bien surs les fâcheux qui piaillent et s'agitent,
que voulez-vous le rêve ne paie plus
et les malfaisants pointent du doigts ces marins inutiles !
Mesdames et messieurs,
oubliez ces jaloux
Jetez l'encre sur la blouse
de ces oiseleurs

Mais mesdames et messieurs,
levez l'ancre, levez le coude,
levez un pied puis l'autre,
Chamboulez-vous,
Dansez sur la houle ,
Humez à pleins poumons,
Vibrez au diapason,
La Machine à Coude prend le large
le vent en poupe,
Les matelots doublent les voiles
vers des pays
jamais vraiment pareils.


Entrez, entrez mesdames et messieurs
Le spectacle va commencer."

Piero le 23/03/17

"Concrètement, il s’agit, d’une part, de ne pas créer les microfascismes du genre assujettissements, dominations, sujétions, dépendances, servitudes, pouvoirs, d’autre part, de ne pas y consentir. Car la logique domination/servitude n’existe que par la volonté de ceux qui dominent et par l’absence de refus de ceux qui subissent cet empire. Chaque microfascisme se désintègre par une microrésistance."
Anonyme, date inconnue

"Une écologie. Pas qu'environnementale. Sociale aussi. Une écologie sociale. Une écologie aussi dans les rapports sociaux, c'est quoi ?"
Bernard l'ermite, 2017

"Attention, les supermarchés de la formation sont en train de naître. Ferons-nous comme nos prédécesseurs qui ont laissé crevé les petits commerces ? Ou profiterons-nous de la mémoire collective pour ne pas commettre la même erreur et ne pas réserver le même sort aux ASSOCIATIONS qui désirent transmettre ?"
Bernard l'ermite, 2017